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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 08:06

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 18:26
Destruction des mausolées de Tombouctou : le Mali en appelle à l'ONU

Le Monde.fr avec AFP | 01.07.2012 à 16h36 • Mis à jour le 01.07.2012 à 16h36

Les mausolées des saints sont "des composantes essentielles du système religieux dans la mesure où, selon la croyance populaire, ils étaient le rempart qui protégeait la ville de tous les dangers", affirme l'Unesco.

La ville de Tombouctou, inscrite jeudi sur la liste du patrimoine mondial en péril par l'Unesco à la demande du gouvernement malien, va-t-elle subir le même sort que les majestueux Bouddhas de Bamyan, en Afghanistan, qui n'ont pas survécu aux talibans et à leurs alliés d'Al-Qaida ? Située à environ 1 000 km au nord de Bamako, Tombouctou est contrôlée depuis le 1er avril par des groupes armés, dont des djihadistes.

Surnommée "la cité des 333 saints" ou plus banalement "la perle du désert", inscrite au patrimoine mondial par l'Unesco depuis 1988, elle a été un haut-lieu du tourisme mais était déjà très affectée par la présence dans le nord malien d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI).

SEPT MAUSOLÉES DÉTRUITS

 Samedi, les combattants d'Ansar Eddine ont détruit au moins trois mausolées de saints musulmans de la ville. Tôt samedi matin, "une équipe d'une trentaine de combattants  se sont dirigés vers le mausolée de Sidi Mahmoud, dans le nord de la ville, qu'ils ont encerclé", a expliqué un témoin, travaillant pour un média local, qui a assisté à l'opération. "Certains avaient des armes. Ils n'ont pas tiré. Alors, ils ont commencé par crier : "Allah akbar !, Allah akbar !" ("Dieu est grand ! Dieu est grand !") et avec des pioches et des houes, ils ont commencé par casser le mausolée. Quand un grand bloc du mausolée est tombé sur la tombe, ils ont commencé par crier encore "Allah Akbar !"  et après, ils sont allés vers un autre mausolée", a ajouté cet homme

Selon plusieur témoins, les islamistes d'Ansar Eddine ont détruit les mausolées de Sidi Mahmoud, Sidi Moctar et Alpha Moya, en quelques heures. Le groupe armé qui a menacé de s'en prendre à tous les mausolées de Tombouctou a poursuivi ses destructions dimanche. Les combattants se sont attaqués à coups de houes et burins aux quatre mausolées, dont celui de Cheikh el-Kébir, situés dans l'enceinte du cimetière de Djingareyber (sud), selon un témoin présent sur les lieux.

Le Mali a appelé dimanche les Nations unies à prendre des mesures après ces destructions "criminelles". "Le Mali exhorte l'ONU à prendre des mesures concrètes pour mettre fin à ces crimes contre l'héritage culturel de la population", a déclaré la ministre malienne des arts, du tourisme et de la culture, Diallo Fadima, lors d'une réunion de l'Unesco à Saint-Pétersbourg.

  Lire : A Tombouctou, les islamistes détruisent les mausolées musulmans

Lire : Tombouctou, épicentre du nouvel obscurantisme islamiste africain

Image suivante

Tombouctou, ville du nord du Mali contrôlée depuis fin mars par les islamistes, a été inscrite jeudi 28 juin sur la liste du patrimoine mondial en péril par l'Unesco, à la demande du gouvernement malien.

Crédits : REUTERS/LUC GNAGO / LUC GNAGO
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LES 333 SAINTS DE LA VILLE

La cité a été fondée entre le XIe et le XIIe siècle, selon les documents, par des tribus touareg. Les mausolées de saints musulmans sont considérés comme des protecteurs dans la ville. "Il y a 333 saints à Tombouctou, on sait exactement où ils sont enterrés, entre les cimetières, les mausolées ou de simples tombeaux. Il y a 16 mausolées, bien construits", généralement en terre crue, "les sépultures sont là, on peut les visiter", explique, sous couvert d'anonymat, un expert malien de ces questions, originaire de la ville.

Selon lui, ces personnages vénérés, qui valent à Tombouctou son surnom de "cité des 333 saints", "représentent ceux que, dans la culture occidentale, on appelle saints patrons". Il y en a qui sont sollicités "pour les mariages, pour implorer la pluie, contre la disette..." Les mausolées des saints ont une grande importance à Tombouctou et sont "des composantes essentielles du système religieux dans la mesure où, selon la croyance populaire, ils étaient le rempart qui protégeait la ville de tous les dangers", affirme l'Unesco sur son site.

Ces sites, importants lieux de recueillement, sont situés en ville ou dans des cimetières en périphérie de la cité avec des tombes portant des stèles et autres insignes funéraires.
Les cimetières de Sidi Mahmoud, dans le nord de la ville, et d'Alpha Moya (ou Alpha Moya Idjé Tjina Sare), dans l'est de la cité, sont parmi les mausolées les plus visités par les pèlerins. Ces deux mausolées et celui de Sidi Moctar (ou Sidi el Moctar), dans le nord-est de la ville, sont les trois qui ont été détruits samedi par les islamistes dAnçar Eddine, prônant l'application de la charia (loi islamique) à travers tout le Mali. Ançar Eddine va continuer la démolition de tous les sites similaires, "sans exception", selon un de ses porte-parole, Sanda Ould Boumama. Tombouctou compte également trois grandes mosquées historiques (Djingareyber, Sankoré et Sidi Yahia). 

MILLIERS DE MANUSCRITS

La ville est également célèbre pour ses dizaines de milliers de manuscrits, dont certains remontent au XIIe siècle, et d'autres de l'ère pré-islamique. Ils sont pour la plupart détenus comme des trésors par les grandes familles de la ville.

Avant la chute de Tombouctou aux mains des groupes armés, environ 30 000 de ces manuscrits étaient conservés à l'Institut des hautes études et de recherches islamiques Ahmed Baba (Ihediab, ex-Centre de documentation et de recherches Ahmed Baba), fondé en 1973 par le gouvernement malien. Possession des grandes lignées de la ville, ces manuscrits, les plus anciens remontant au XIIe siècle, sont conservés comme des trésors de famille dans le secret des maisons, des bibliothèques privées, sous la surveillance des anciens et d'érudits religieux. Ils sont pour la plupart écrits en arabe ou en peul, par des savants originaires de l'ancien empire du Mali.

Des manuscrits à Tombouctou.

Ces textes parlent d'islam, mais aussi d'histoire, d'astronomie, de musique, de botanique, de généalogie, d'anatomie... Autant de domaines généralement méprisés, voire considérés comme "impies" par Al-Qaida et ses affidés djihadistes.

Des bureaux de l'Ihediab ont été saccagés plusieurs fois en avril par des hommes en armes, mais les manuscrits n'ont pas été affectés. Par mesure de sécurité, ils ont été transférés vers un lieu "plus sécurisé", selon des défenseurs maliens de ce patrimoine. Dans une déclaration commune diffusée le 18 juin, les bibliothèques de Tombouctou affirment qu'aucun détenteur de manuscrit n'a été menacé, mais soulignent que la présence des groupes armés les "met en danger".

En plus de la ville de Tombouctou, l'Unesco a aussi inscrit jeudi sur la liste du patrimoine mondial en péril le Tombeau des Askia, un site édifié en 1495 dans la région de Gao, autre zone sous contrôle de groupes armés depuis fin mars. Des combats, qui ont fait au moins 20 morts, ont opposé mercredi à Gao des combattants touareg et des islamistes. Ces derniers en ont pris le contrôle total, selon de nombreux témoins.

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 08:19

Communiqué de presse : vie de quartier

Que révèlent les premières fouilles de l'Hôtel-Dieu de Lyon ?

Grand Hôtel-Dieu

Communiqué le 01/06/2012

Communiqué de presse


La reconversion de l'Hôtel-Dieu, site emblématique de la Presqu'île lyonnaise, est un moment fort d'évaluation patrimoniale et de mise en valeur d'un bâtiment prestigieux.

Tout au long de ce vaste projet décliné en plusieurs étapes, l'archéologie préventive va accompagner Eiffage pour expertiser le potentiel archéologique des sous-sols de l'Hôtel-Dieu, fouiller les vestiges repérés et écrire l'histoire du site avant la construction du bâtiment imaginé par Soufflot au milieu du XVIIIe siècle

S'il est aujourd'hui difficile de se figurer les quais du Rhône sans l'imposante et majestueuse silhouette du dôme qui accueille depuis plus de 250 ans les voyageurs approchant la ville, les recherches archéologiques devraient dresser un tout autre portrait de cette berge du Rhône occupée dès l'antiquité.


Un premier diagnostic a été réalisé en juillet 2011 par le service Archéologique de la  Ville de Lyon dans l'une des principales cours de l'Hôtel-Dieu.

Plusieurs sondages, comme  autant de fenêtres ouvertes sur le passé, ont permis de remonter le temps à rebours à travers les vestiges d'occupations antérieures à la construction de l'hôpital.

Quelques décimètres sous le sol de l'actuelle cour de la Chaufferie, sont apparus les murs et dallages des maisons qui constituaient le bourg Chanin. Ce quartier, dont les premières mentions remontent au XIIIe siècle, s'était établi entre le bord du Rhône et l'actuelle rue Bellecordière à proximité du pont de la Guillotière.

L'agrandissement de l'Hôtel-Dieu au XVIIIe siècle a fait disparaître les immeubles qui donnaient sur le fleuve, ceux qui subsistaient rue de la Barre et rue Bellecordière ont finalement disparu avec l'extension définitive de l'hôpital au XIXe siècle. Même si quelques immeubles anciens ont été conservés côté ouest de la rue Bellecordière, celle-ci a alors perdu son caractère médiéval.

C'est à quatre mètres de profondeur que les niveaux les plus anciens ont pu être observés. Sur les limons déposés par le fleuve, des fondations de murs gallo-romains, très arasés, attestent la présence de la ville antique. Fondée sur la colline de Fourvière, la cité de Lugdunum s'est d'abord développée sur les hauteurs à l'abri des crues. Le confluent est ainsi resté longtemps un espace instable et soumis aux caprices des cours d'eaux et ce n'est qu'au Ier apr. J.-C. après d'importants travaux de viabilisation, que la ville a pu enfin s'étendre sur l'ensemble de la Presqu'île.

Les éléments antiques découverts lors du diagnostic évoquent plutôt la ruine d'un quartier d'habitation dont le plan n'est pas encore lisible. Quelques fragments de fresque murale, révèlent un programme décoratif classique aux couleurs vives.
Il faudra donc attendre les résultats de la fouille extensive de la cour pour qu'émerge avec plus de précisions l'organisation de ce quartier construit sur les rives du Rhône.

A suivre …
Le programme d'évaluation archéologique mis en place par le ministère de la Culture devrait investir d'autres cours de l'Hôtel-Dieu. Si les diagnostics s'avèrent à nouveau positifs, d'autres fouilles viendront compléter ces précieuses données qui enracinent profondément l'histoire d'un site qui se projette désormais vers l'avenir.

A propos du projet du Grand Hôtel-Dieu
Le Grand Hôtel-Dieu : expression du rayonnement international de Lyon en harmonie avec la vie locale
Faire renaître l'Hôtel-Dieu tout en respectant ses caractéristiques architecturales et en s'inscrivant dans une continuité historique, telles sont les ambitions du projet de réhabilitation porté par le groupe Eiffage. Lieu emblématique de Lyon, en perpétuelle mutation, l'hôpital se révèle désormais inadapté à la médecine moderne.
Son second souffle, l'Hôtel-Dieu va le trouver en redevenant le carrefour de vie sociale et professionnelle qu'il a été au fil des siècles. Un espace ouvert et dynamique qui offre une multitude de services et d'activités aux Lyonnais comme aux visiteurs occasionnels.

 

 

http://www.lyon-communiques.com/communiques/que-revelent-les-premieres-fouilles-de-l-hotel-dieu-de-lyon-c83761.htm

 

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 08:09

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 07:43
  La numérisation 3D de l’industrie à l’archéologie
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le 03/04/2012 à 05:00  

Michaël Provost reçoit de nombreuses demandes liées à la recherche archéologique. Photo DR

Michaël Provost reçoit de nombreuses demandes liées à la recherche archéologique. Photo DR

Créée le 26 janvier dernier par Michaël Provost, la SAS Vecteo est spécialisée dans la conception de technologies pour l’éco-qualité des pièces complexes dans l’industrie de l’énergie. Le jeune dirigeant propose ainsi un service outillé auprès des entreprises dans le domaine de la mesure, du contrôle qualité et de la rétro-conception. « J’ai des demandes dans différents domaines, notamment dans l’industrie automobile. La numérisation 3D permet de se déplacer autour de la pièce sans la toucher, ce qui constitue un avantage indéniable pour des pièces fragiles ou anciennes. C’est pourquoi je reçois aussi beaucoup de demandes dans le domaine de l’archéologie », souligne Michaël Provost.

En parallèle à cette activité de services, Vecteo poursuit le développement d’une solution technologique d’acquisition et de reconstruction 3D robotisée et automatisée, en lien avec l’équipe Vision 3D du labo Le2i de l’université. Cette seconde activité permettra de proposer un service inédit en métrologie 3D, qui intéresse déjà de grands groupes du domaine de la production d’énergie, de la propulsion aéronautique et navale. Une solution technologique qui devrait être commercialisée en 2014.

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 09:06
BEAUVAIS Les fouilles: Hammerson veut enterrer la communication
Vestiges spectaculaires, les arches du pont de la Porte de Bresles sont visibles depuis la rue Jacques-de-Guéhengnies.

Vestiges spectaculaires, les arches du pont de la Porte de Bresles sont visibles depuis la rue Jacques-de-Guéhengnies.

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Alors qu'un vaste bâtiment gallo-romain vient d'être découvert, l'entreprise a demandé au service municipal d'archéologie de ne plus communiquer sur le chantier.

Les recherches des archéologues sur le chantier du Jeu de Paume ennuieraient-elles Hammerson? Une réunion technique réunissant des représentants de la société, la direction régionale des affaires culturelles (Drac) et le service d'archéologie municipale, s'est tenue la dernière quinzaine de mars. Aucun élu n'y participait.

Lors de cette rencontre, l'entreprise a clairement signifié sa volonté de reprendre en main la communication autour des fouilles et a interdit au service de la ville, opérateur sur ce chantier d'archéologique préventive, de s'exprimer sur le sujet.

Une décision qui a plongé dans l'embarras Jean-Marc Fémolant, le directeur du service d'archéologie, l'homme ayant toujours souhaité la plus grande transparence lors de ce type de chantier. Sollicitée par nos soins, la société Hammerson n'a pas souhaité nous répondre.

«Nos services doivent nous demander l'autorisation»

L'opposition fulmine contre la Ville. «L'histoire locale appartient à tout le monde et Caroline Cayeux a réussi à la vendre, s'emporte Mehdi Rahoui, le chef de file des socialistes au conseil municipal. Le problème de fond de ce dossier est qu'on privatise l'espace publique. Les citoyens ont été dépossédés de cette place.»

De son côté, la mairie réfute en bloc. «Avant de s'exprimer, nos services doivent nous demander l'autorisation, explique François Miquel, le directeur de cabinet de Caroline Cayeux. Il n'y a pas de problème: ils peuvent communiquer.»

Depuis quelques semaines, les archéologues fouillent la partie antique du site. Ils ont mis la main sur une rue et ses fossés. Plus spectaculaire est la découverte d'un bâtiment de grandes dimensions, vraisemblablement public, mais dont la fonction n'est pas encore établie.

« Des céramiques retrouvées sur place nous laissent penser que les lieux ont été abandonnés au IV e siècle, note Jean-Marc Fémolant. Nous ne savons pas encore à quoi il correspond.» Son service a aussi trouvé la paroi extérieure de la contrescarpe, des traces de la Seconde Guerre mondiale (des abris de défense passive et des baraquements), ainsi que les fondations du kiosque du XIXe, démonté dans les années1960.

«Ces vestiges sont simplement le reflet de l'histoire de la place», conclut Jean-Marc Fémolant. Bien qu'intéressantes, ces découvertes ne sont pas de nature à mettre en péril le projet de centre commercial.

On peut donc s'interroger sur le silence d'Hammerson sur ce chantier de fouilles. D'autant que les vestiges déjà exhumés servent d'argument commercial à la société. Sur son site internet dédié au projet beauvaisien (www.lejeudepaume.com), l'entreprise souligne sa volonté de valoriser «un patrimoine d'exception».

Elle insiste sur «la mise en valeur des vestiges au cœur du centre commercial » et envisage «une promenade culturelle au cœur de la dynamique commerciale ».

Le calendrier des fouilles touche à sa fin. L'arrêt du chantier de recherche archéologique était prévu au printemps2012. On devrait connaître la date exacte dans les prochaines semaines. Ensuite, l'histoire sera enterrée.

PIERRE SAULNIER

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 09:03

LaTrinité-sur-Mer. Un alignement de menhirs saccagé

 

Le propriétaire d'une parcelle de menhirs, près du site protégé de Petit Ménec, à LaTrinité-sur-Mer, voulait abattre des arbres sur son terrain. Résultat: des menhirs ont aussi été couchés par l'entreprise engagée.

«Le sol de la parcelle est défoncé de partout. Le potentiel archéologique du sol est détruit car les couches sous-jacentes ont été pulvérisées». ChristianObeltz, vice-président de l'association Menhirs libres et collaborateur au CNRS de Nantes, a eu la surprise de constater, il y a quelques jours, en bordure du site des alignements du Petit Ménec, à LaTrinité-sur-Mer, que des menhirs inscrits à l'inventaire des Monuments historiques ont été couchés, déplacés, enfouis sous les souches d'arbres par des engins forestiers. Ces derniers appartiennent à une entreprise, engagée par un particulier, propriétaire de la parcelle.

Défaut d'autorisation

«Le Service régional de l'archéologie(SRA), dépendant de la Drac(Direction régionale de l'action culturelle), n'a pas été prévenu au préalable de ces travaux, alors que la législation et la réglementation en vigueur sur la protection des sites archéologiques comportant des vestiges connus ou mis au jour (Code du patrimoine) imposent de demander une telle autorisation pour prendre toute mesure conservatoire», précise ChristianObeltz. Les parcelles principales du site des alignements du Petit Ménec ont été acquises par l'État à la fin du XIXesiècle. Les parcelles adjacentes n'ont, elles, pas été incluses dans l'acquisition mais restent protégées. L'ensemble du site est placé sous la surveillance du Centre des monuments nationaux(CMN) chargé de leur gestion et de leur entretien.

«À l'État d'acquérir toutes les parcelles»

La seule solution, selon ChristianObeltz, outre la condamnation aux peines prévues pour le propriétaire, serait «que l'État acquiert les parcelles où subsistent des portions des alignements de Carnac, afin que la protection de ces vestiges archéologiques puisse être assurée». Il y a déjà eu, dans le passé, des destructions de sites archéologiques:Plouhinec et Barnenez(29), dans les années 1960, en sont deux exemples. «Essayer de redresser les menhirs déplacés et dégradés relève de la science-fiction»,indiqueChristianObeltz. Il a lui-même effectué le relevé de ces menhirs dans le passé pour le compte du SRA, pour lequel il est prospecteur et correspondant. «À l'heure où on nous parle du classement au patrimoine de l'Unesco des mégalithes du Sud-Morbihan (dont font partie les alignements du Petit Ménec, ndlr), le fait que de telles exactions puissent encore avoir lieu est préoccupant. La parcelle contenait une dizaine de menhirs. Elle n'avait pas été restaurée. Il n'en demeure pas moins que tout site archéologique répertorié par le SRA, qu'il soit ou non propriété de l'État, est protégé».

Évaluation scientifique

Jacques Bruneau, maire de Carnac, qui parle en tant que président de l'association qui porte la candidature de l'ensemble des sites mégalitiques au patrimoine mondial de l'Unesco, Paysages de mégalithes de Carnac et du Sud-Morbihan, a constaté les dégâts. Ce matin, il appellera les représentants de la Drac pour leur demander une évaluation scientifique des dégâts causés aux abords du site sur cette propriété privée. En fonction de la réponse, et il en fait «une question de principe», il y aura une action menée avec plusieurs personnes, parmi lesquelles, sans doute, le maire de La Trinité-sur-Mer.

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 09:01
Fouilles fructueuses aux Bessinaudes
Le travail minutieux des archéologues sur le terrain.
Le travail minutieux des archéologues sur le terrain. (Photo B. B.)

Depuis février, et jusqu'au 15 juin, les équipes du service départemental d'archéologie effectuent des fouilles aux Bessinaudes, sur l'emprise de la future déviation de Mussidan. Les premiers sondages, qui avaient eu lieu en 2008 à quelques centaines de mètres de là, aux Chauzeys, avaient révélé des traces d'occupation humaine datant de l'Aurignacien (entre - 35 000 et - 25 000 ans).

Des vestiges plus anciens encore ont été mis au jour sur le site des Bessinaudes. Ils dateraient, selon Yann Malhache, chargé de communication au service départemental d'archéologie, de la période moustérienne (entre - 300 000 et - 40 000 ans). Il s'agit d'éclats de silex qui pourraient vraisemblablement avoir été utilisés pour la chasse ou les usages domestiques.

Chaque découverte est précisément située et répertoriée sur une carte. Avec une telle démarche, les scientifiques espèrent donner une cohérence à tout le site. Ils ont déjà découvert qu'un cours d'eau, sans doute un bras de l'Isle, dont le cours a évolué lors des différentes glaciations, avait fait son lit à cet endroit. Des sédiments prélevés sont minutieusement passés au crible. Des études en laboratoire compléteront le travail sur le terrain. Elles permettront notamment de dater avec plus de précisions ces découvertes, et d'analyser des vestiges d'encore plus petite taille comme graines et pollens.

Le public pourra visiter le site des Bessinaudes. Il faut pour cela se mettre en rapport avec Ludovic Chasseigne, au musée André-Voulgre à Mussidan (05 53 81 23 55 ou contact@museevoulgre.fr).

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 11:55

Le Point.fr - Publié le 13/03/2012 à 17:50 - Modifié le 13/03/2012 à 17:53

Les spécialistes grecs de l'Antiquité dénoncent les coupes budgétaires à répétition conduisant à des abandons de chantiers.

Les ruines du temple d'Artémis, dans le Péloponnèse.

Les ruines du temple d'Artémis, dans le Péloponnèse. © Gianni dagli Orti / AFP

Les 950 archéologues grecs partent en guerre contre le Fonds monétaire international (FMI), qu'ils jugent être un "cheval de Troie" en Grèce pour l'imposition de mesures d'austérité budgétaire mettant, selon eux, la "démocratie" et la "dignité nationale" du pays en péril. "Les monuments n'ont pas de voix, ils nous ont, nous", indique un appel international pour la sauvegarde du patrimoine culturel en Grèce, qui doit être lancé mercredi à Athènes lors d'une conférence de presse par l'Association des archéologues grecs.

Ils dénoncent les coupes budgétaires à répétition conduisant à des abandons de chantiers et la réduction des budgets consacrés à la sécurité des chantiers de fouille ou des musées archéologiques. "Les services archéologiques grecs ne sont pas en surnombre et ne sont pas surpayés", indique l'appel adressé à tous les "collègues, universitaires et citoyens d'Europe et du monde". "Les mesures d'austérité appliquées de façon autoritaire, qui sont en train de détruire la Grèce et ses monuments, vont être imposées dans toute l'Europe", affirme le texte.

La Grèce compte quelque 106 musées archéologiques et byzantins, 250 sites archéologiques organisés, 19 000 sites archéologiques déclarés et 366 projets cofinancés avec l'Union européenne qui sont sous la responsabilité du service archéologique, dépendant du ministère de la Culture. En novembre 2011, 10 % des emplois du ministère de la Culture ont été supprimés dans le cadre de départs en retraite demandés par les bailleurs de fonds du pays, indiquent les archéologues qui dénoncent une loi en préparation prévoyant de nouvelles réductions d'emplois au ministère de la Culture. "Les dégâts vont être irréparables, nous devons les empêcher", dit le texte. En 2011, le budget du service archéologique s'est élevé à 12 millions d'euros, en baisse de 35 % par rapport à 2010.

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 08:57
Mise à jour d’un cimetière du VIIe siècle à Etreham

Les services d’archéologie du conseil général ont entrepris des fouilles durant trois jours afin de préserver le sarcophage.

Mise à jour d’un cimetière du VIIe siècle à Etreham

Les travaux de terrassement engagés sur la commune pour dévier la circulation devant l’école d’Etréham ont mis à jour mercredi 11 janvier, à proximité de l’église, un sarcophage où reposaient ensemble un squelette d’enfant et celui d’un adulte.

Le chantier a été stoppé et le service archéologique a débuté des fouilles lundi 16 janvier. Vincent Hincker et deux autres agents du service archéologique du conseil général ont découvert un cimetière. Le lieu était connu.

“Déjà en 1922, lors de la pose du monument aux morts, deux sarcophages avaient été découverts. Ils ont été conservés à l’église de Trévières”, explique le maire, Alain Cornières. Les archéologues ont découvert trente-sept tombes. “Il s’agit d’un cimetière du VIIe siècle allant jusqu’à la moitié du VIIIe siècle”, indique Vincent Hincker. Cette découverte permet d’apprendre beaucoup sur la vie à cette période.

Si le Département et la commune décident d’engager des fouilles plus importantes, celles-ci pourraient être menées en mars pour une durée de deux mois.




Publié par L.J le 26/01/2012 à 15h46

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