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  • Hariulfus

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 10:00

L’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), associé en groupement avec la société Charier TP pour les terrassements, a démarré ce mercredi une fouille archéologique de grande ampleur sur le site du couvent des Jacobins, à l’emplacement du futur Centre des congrès de Rennes Métropole, indique un communiqué du service communication.

Pendant 15 mois au moins (18 mois selon l’importance des vestiges), l’équipe d’archéologues, dirigée par Gaétan Le Cloirec, mènera des recherches à l’intérieur du couvent, dans le jardin du cloître, ainsi que dans les cours nord et ouest. Des sondages menés au préalable par l’Inrap en 2007 et 2009 ont permis de définir trois axes d’étude : le quartier antique, la transition quartier antique/faubourg médiéval et l’histoire du couvent des Jacobins.

Cette fouille urbaine, l’une des plus importantes jamais menées dans l’Ouest de la France, devrait livrer d’importants vestiges d’ici 2013. La construction du Centre des congrès prendra la suite, avec un achèvement prévu pour mi-2016. L’équipement a été conçu par une équipe d’architectes pilotée par Jean Guervilly. Le Centre des congrès sera doté de deux auditoriums (1 000 et 300 places), d’une salle de 500 places, d’une vingtaine de salles de réunion et d’espaces d’exposition et de restauration.

Le couvent des Jacobins est implanté sur un quartier de Condate, la Rennes antique, qui a connu un fort développement entre le Ier et le IVe siècle de notre ère. L’intervention en cours, d’une superficie de 8 000 m², offre l’opportunité d’étudier un îlot complet de l’agglomération antique cerné par quatre rues mises en évidence lors de fouilles menées précédemment par l’Inrap dans le centre historique de Rennes (notamment rue de Saint-Malo et à la Visitation).

Ce quartier dynamique a connu d’importants remaniements au cours des IIIe-IVe siècles : des bâtiments publics ou de grandes maisons urbaines remplacent alors les ateliers artisanaux qui bordaient le cardo (rue principale nord-sud) depuis le début du Ier siècle.

Les vestiges qui s’accumulent sur plusieurs niveaux lors des sondages attestent de cette évolution : si les plus anciens remontent au début de notre ère, des traces d’occupations de l’Antiquité tardive (IV-Ve siècles), fort rares dans le nord-ouest de la Gaule, ont aussi été décelées. Certains murs sont conservés sur 1m de hauteur. La fouille permettra de compléter les connaissances sur le développement du quartier antique et d’appréhender une période cruciale pour l’histoire de Rennes : la mutation du quartier antique en faubourg médiéval.

Le marché de fouilles d'un montant de 3,52 M€ HT bénéficie d’une subvention du Conseil régional de Bretagne à hauteur de 529 313 € (soit 15%). Quant au marché de déconstruction d'un montant de 591 576 € HT, il est financé par l'Etat (Drac) à hauteur de 172 400 € et par le Conseil Régional Bretagne à hauteur de 88 736 € (15%).

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