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  • Hariulfus

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 23:23

 

Appel à communications UISPP 2011

« Analyse des comportements humains liés au feu en préhistoire. Des résultats de laboratoire à l’interprétation palethnographique »

The analysis of human behavior in relation to fire in prehistory. From laboratory results to palethnographic interpretation

 

Organisation et contact :

Prof. Marc Groenen et Alison Smolderen

Université Libre de Bruxelles (ULB) – CReA-Patrimoine – FNRS

mgroenen@ulb.ac.be

alison.smolderen@hotmail.com

www.marcgroenen.be

 

Les travaux de ces dernières décennies l’ont bien montré, le feu constitue le centre autour duquel la vie préhistorique s’organise et se structure. Profondément imbriqué dans diverses activités quotidiennes, l’usage du feu s’inscrit dans la sphère aussi bien technique que sociale et économique des groupes préhistoriques. Les témoins de combustion constituent donc, potentiellement, une source d’information très riche en termes d’analyse comportementale. Mais jusqu’où peut-on, aujourd’hui, pousser l’interprétation de ces documents ?

La richesse même de ces structures constitue un défi méthodologique majeur pour les préhistoriens. Puisqu’ils se situent au croisement de multiples chaînes opératoires, les foyers forment en effet de véritables palimpsestes où se superposent de nombreuses traces macroscopiques et microscopiques qu’il nous faut décrypter. L’histoire complexe de ces structures ne se termine pas avec leur abandon, puisque de nombreux remaniements naturels et anthropiques viennent encore ajouter un obstacle à la lecture de ces documents. La problématique méthodologique est donc centrale pour l’analyse palethnographique des documents archéologiques liés au feu.

Depuis les années 80 et l’essor des études pluridisciplinaires en archéologie, le recours aux analyses de laboratoire s’est systématisé. Les analyses thermiques, l’anthracologie, la micromorphologie, les analyses chimiques, la minéralogie et, plus récemment, la phytolithologie et l’analyse diagénétique des cendres, ont permis de faire de grands pas en avant dans notre compréhension des activités de combustion.

En effet, ces analyses permettent désormais la détermination de phénomènes très spécifiques tels que les températures maximales de chauffe, la durée de combustion ou encore les processus taphonomiques actifs. Des traces d’activités humaines, même lorsqu’il ne s’agit plus que de vestiges microscopiques ou extrêmement altérés, sont également identifiables (combustibles, résidus organiques, vestiges de cendres etc.). Cumulés à une analyse archéologique, ces données qualitatives nous permettent de reconstituer certains gestes des préhistoriques. En ce sens, ces résultats constituent un bon point de départ pour une approche comportementale.

Mais comment fonder une interprétation véritablement anthropologique à partir de ces données de laboratoire ?  Comment construire un regard qui permette d’aller au delà des gestes pour aborder les intentions qui les ont commandés ?  C’est là le nouveau défi d’une palethnographie des activités liées au feu.

 

As recent studies have shown, fire was the center around which prehistoric life was organized and structured. The use of fire was part of most everyday activities and therefore touched upon social, economical as well as technical aspects of prehistoric life. Combustion structures are thus potentially very rich information sources in terms of behavioral analysis. But how far can we go today in interpreting these documents?

 

 

The abundance of information offered by these structures is in itself a major methodological challenge for archaeologists. Indeed, being at the center of several “chaînes opératoires”, hearths form palimpsests of overlapping macroscopic and microscopic traces which need to be decrypted. Moreover, the complex history of these structures does not end with their being abandoned, as a number of subsequent natural and anthropic disturbances add further obstacles to their correct interpretation. This methodological problem is therefore crucial to the palethnographic analysis of fire-related documents and structures.

Since the eighties and the rise of multidisciplinary studies in archaeology, the use of laboratory analysis is becoming widespread. Thermal analysis, anthracology, micromorphology, chemical analysis, mineralogy, and more recently, phytolithology, and the diagenetic analysis of ash residues, have enabled us to make great progress in our understanding of combustion activities.

These laboratory analyses now allow for the determination of some very specific phenomena such as maximum temperatures, duration of combustion or diagenetic processes. Traces of human activity, even microscopic or greatly altered, are also identifiable (fuel, organic residues, ash, etc.). Together with archaeological analysis, these qualitative data enable us to piece together some of prehistoric man’s actions. In this way, these results are a good starting point for a behavioral approach.

But how can we build a truly anthropological interpretation from these laboratory data?  How can we look beyond actions to understand their meaning and the intentions of those who performed them?  Therein lies the new challenge of fire-related palethnographic archaeology.

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commentaires

C
blog(fermaton.over-blog.com),No-28. - THÉORÈME FLOWER. - COMPORTEMENTS vs MATHÉMATIQUES.
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